Après plus de 45 jours de confinement dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 Pour tout vous avouer, je suis heureux que le gouvernement ait enfin donné une date de fin de confinement pendant laquelle il faudra rester très prudent.

Je suis impatient, comme tout le monde, de reprendre une vie normale (ou presque…).

Nous vivons, depuis maintenant plus d’un mois, une situation que personne n’aurait pu imaginer.

Voir nos libertés réduites au stricte minimum, nos activités quasiment toutes au point mort, des informations incertaines et parfois même contradictoires qui peuvent nous laisser imaginer que notre futur ne sera que synonyme de crise et de jours sombres.

 Effectivement, nous devrons nous adapter et changer nos habitudes.

Mais je suis tout de même optimiste. Le monde moderne a déjà vécu de nombreuses crises, des guerres et même des virus, et il s’en est toujours relevé.

 On a pu observer une chaine de solidarité au niveau national et même mondial extraordinaire avec une mobilisation dans les domaines de la médecine, de la recherche, de la santé d’une manière générale, de la grande distribution, de la voirie, des services de secours, des forces de l’ordre…, qui nous a permis de survivre.

 J’espère que cette période unique nous aura permis de prendre du recul et nous aura aussi permis également de nous recentrer sur les choses essentielles comme prendre soin de nos proches et prendre conscience de la chance que nous avions…

J’ai une pensée pour les très nombreuses victimes du Covid-19 et leurs familles.

 2/ Comment imaginez-vous la reprise du 11 mai ?

 J’ai échangé avec des investisseurs, avec des confrères, avec mes collègues ainsi que mes amis et je peux vous dire qu’une chose est sûre : les avis sont très divergents !

 Il est évident que « l’après » risque d’être compliqué dans certains domaines comme la restauration par exemple.

Il y aura aussi sûrement beaucoup de personnes qui remettront en question leurs choix professionnels et leur choix de vie.

 Nous avons d’ores et déjà récupérer de nombreux produits. Notre activité sera intense dès la reprise avec de nombreuses opportunités et il en existe déjà avec 3 nouveaux immeubles vides dans le 11ème et 12ème arrondissement de PARIS, dont nous avons l’exclusivité.

 3/ Comment avez-vous accompagné vos clients à distance pendant cette période ?

 C’était bien plus que de l’accompagnement.

Nous avons d’abord pris des nouvelles régulièrement et dans certains cas suggéré des solutions sur des négociations en cours pour faire avancer les dossiers.

 Je peux d’ailleurs vous annoncer la signature, au sein de l’agence 11ème , de plusieurs promesses, actes et locations depuis le début de la crise.

 Mais ce que je retiens surtout, c’est l’aspect humain en passant de rapports professionnels à des rapports quasi fraternel avec certains. 

La distanciation sociale aura finalement resserré indéniablement les liens ! Les rapports et les relations humaines ont évolué.

 4/ Les visites de biens et estimations à distance, en visio-conférences par exemple, seront-elles privilégiées par la suite ?

 C’est difficile de travailler à distance.

Notre métier est basé sur la proximité et le contact, qui ne peut pas être uniquement virtuel.

Bien évidemment, nous proposerons des visites vidéos, des télé-signatures… s’il le faut, mais il y aura tout de même la nécessité de se déplacer et d’aller sur le terrain.

Nous avons d’ailleurs pris de nombreuses mesures qui permettront à nos collaborateurs, à nos clients, à nos prestataires… de travailler dans les meilleures conditions de sécurité.

C’est une nouvelle organisation avec de nombreuses procédures qu’il faudra absolument respecter.

 5/ Peut-on avancer dans son projet en cette période ? 

 Oui bien sûr.

Il y a des secteurs qui seront moins impactés que d’autres, comme l’alimentaire par exemple qui a vu son activité augmenter durant cette crise et un développement dans ce domaine est à prévoir dans les mois qui arrivent. D’autres devront être plus prudents.

 Cela dit, j’ai reçu énormément d’appels pour de nouvelles recherches, de nombreuses promesses et signatures ont été réalisées par nos agences, ce qui sous-entend donc que les projets peuvent avancer.

6/ Comment faut-il procéder pour obtenir un financement immobilier ?

Comme par le passé, les projets devront être cohérents et viables pour avoir l’appui des banques. On parle beaucoup de la remontée des taux d’intérêts, de l’inflation, de la crise immobilière… et surtout la pandémie qui augmente le risque des banques.

 La question aujourd’hui serait plutôt de savoir si les banques vont continuer à prêter et si elle relanceront massivement le crédit à la fin de la crise.

 La plupart des banques écoutent moins les nouveaux projets immobiliers. Elles administrent surtout les dossiers en cours et le financement des entreprises. C’est l’effet Covid-19. Pourtant, certains établissements continuent d’accorder des crédits. Encore hier pour l’un de mes clients.

 Je pense que les banques demanderont plus de garanties et plus d’apports. L’accès aux crédits sera sûrement plus compliqué mais restera toujours possible.

 7/ Quelles conséquences majeures la crise a t’elle pu engendrer sur le niveau des prix?

 Il est encore trop tôt pour mesurer précisément les effets de la crise sanitaire. Nous pouvons juste envisager différentes hypothèses sur ce que sera le marché.

Tout d’abord à court terme et ensuite à long terme.

 Une période d’observation pour les vendeurs et surtout pour les acquéreurs est prévisible. Il y aura des baisses des prix et des loyers dans les mois à venir probablement.

 Je pense, malgré tout, que dans les grandes villes les prix resteront relativement stables du fait d’une demande plus importantes que dans d’autres secteurs géographiques et Il y aura beaucoup d’offres ; La demande sera toujours là.

 Je parle quotidiennement de nouveaux projets que ce soit à la location ou à la vente.

 8/ Allez-vous mettre une nouvelle organisation de travail au sein de votre agence?

 Obligatoirement.

Il s’agit d’un devoir que nous avons tous les uns vis-à-vis des autres. L’idée d’un éventuel re-confinement personnellement me hante. Sans parler des conséquences catastrophiques que cela pourrait engendrer au vu de celles que l’on entrevoit déjà.

 Alors nous aussi nous avons pris de nombreuses mesures avec l’achat de masques, de gels hydro-alcooliques et de visières, installation de panneaux de protection, l’entretien renforcé de nos agences, sans oublier l’application des gestes barrières indispensables.

 9/ D’après vous, quelles sont les premières choses à faire après confinement ?

 Avec un peu de légèreté j’aimerai dire tout ce que nous pouvions faire dans la vie d’avant mais il faudra encore attendre.

Alors je dirai, prendre conscience de ce que nous avons vécu et être prudent pour ne plus jamais avoir à le revivre.

 10/ Une mot pour nos lecteurs ?

 Prenez bien soin de vous et surtout soyez patients et disciplinés !